Le 28.04.08.- Le mois de mai 1968 a apporté de grands changements en France. Ce mois-là, la société française, qui avait été très autoritaire jusqu’à cette date, est devenue plus libre. Ces changements résultaient des manifestations des étudiants, avec en tête Daniel Cohn-Bendit, et en même temps des grèves dans des usines partout à Paris et en Ile de France.
Pendant que les étudiants protestaient contre les « carcans autoritaires », nom donné aux universités, les salariés demandaient plus d’humanité et de justice dans ses entreprises. A cette époque, il y avait toujours des bidonvilles autour des grandes villes, où les pauvres vivaient dans des conditions difficiles. Le mouvement, commencé par les salariés et les étudiants, a eu une grande résonance dans la société française. L’atmosphère faisait parfois penser à une guerre civile.
La gauche gagnait du terrain en France. Malgré cela, le Président Charles de Gaulle ne semblait pas prendre la mesure des choses. Il déléguait les décisions à prendre à son Premier ministre Georges Pompidou et a même pour quelques jours mystérieusement disparu du pays (il était en Allemagne). Cependant, le pouvoir français ne pouvait pas ignorer la pression du peuple et a fixé des nouvelles élections, que la gauche n’a pas gagnées, en dépit de son soutien dans la société.
Néanmoins, la France avait changé : par exemple, la séparation des filles et des garçons en milieu scolaire et universitaire a commencé à disparaître. Pour les pauvres, on a construit des HLM à la place des bidonvilles pour améliorer leur situation.
Quarante ans après les agitations, on se demande quelles ont été les conséquences positives et négatives de ce mouvement. Un débat a lieu en France. Le Président Sarkozy, dont la vie privée ne correspond pas aux critères d’avant 68, a critiqué les conquétes de mai 1968. Il rend la libération des moeurs responsable de la crise morale et de la faillite de l’école dans l’Hexagone.
Source : « Mai 68 », écoute, mars 2008