Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

Les Maghrébins en France : l’exemple d’«Anne ici – Sélima la-bas»

Dans son roman «Anne ici – Sélima là-bas», Maire Féraud aborde un problème de la société française d’une très grande actualité, celui de l’intégration sociale et culturelle des jeunes immigrés. Ces immigrés ne sont ni Français ni Arabes et c’est pourquoi ils paraissent appartenir à un monde à part, celui des «Beurs».


L’héroïne du roman, une jeune Algérienne de 18 ans, née en France, à Marseille, de parents arabes, raconte son intégration dans la société française.

Pour être acceptée par ses camarades de lycée, Sélima change de prénom et choisit celui d’Anne qui lui donne une belle peau toute neuve. Cependant, elle doit lutter pour s’affirmer au lycée tandis qu’elle mène une vie comme dans un ghetto, vivant dans son HLM de banlieue où les enfants immigrés se moquent d’elle.


Au cours de ce processus de socialisation, Sélima prend conscience de sa différence, de son identité culturelle et du racisme quotidien à Marseille, car ses camarades sont pleins de préjugés qui sont également répandus par la presse. Finalement, elle remarque que son intégration est du vent et qu’elle n’arrive pas à s’intégrer.


En acceptant son identité arabe, elle décide d’enlever tous les masques qui lui déforment la face et de découvrir l’Algérie, son pays d’origine dont elle sait si peu de choses. Malheureusement, durant son séjour en Algérie, elle se rend compte qu’elle court après Sélima alors qu’elle s’est attendue au répaysement. Mais elle n’est pas non plus acceptée en Algérie, car elle est trop française. Sélima n’arrive pas à aimer les lois qui, par exemple, interdisent aux femmes de sortir seules ou de rencontrer un homme. En plus, cette jeune fille ne peut pas accepter d’être réduite au rôle de la jeune fille passive - en bref, elle n’est pas prête à tout accepter pour qu’on l'accepte. Finalement, Sélima rentre en France en acceptant ses deux identités, c'est-à-dire qu’elle est à la fois Anne et Sélima, française et algérienne.


La situation des Beurs, décrite dans le roman, pose un problème à beaucoup de jeunes vivant en France et nés de parents algériens. Ils ont des difficultés d’intégration sociale et culturelle, en raison de leur religion, de leurs traditions, des coutumes etc. Donc, ils doivent choisir une des trois voies d’identité. En premier lieu, l’intégration, alors la francisation, deuxièmement le retour aux origines arabes ou bien troisièmement le mélange arabo-occidental, ce qui implique qu’ils sont toujours à cheval sur ces deux cultures, qu’il y a alors souvent une déchirure culturelle.


Sélima a cherché à s’intégrer dans la société française, mais à cause du racisme, elle n’a pas réussi. Puis, le retour aux origines n’était pas possible non plus, car elle était trop française. C’est pourquoi elle a finalement choisi le mélange arabo-occidental -- probablement la meilleure solution pour elle.                                                                                            

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article