Le 30 Juin 2009 - Nicolas Sarkozy, Président de la République, et son parti l’UMP veulent soutenir la proposition d’André Gerin (Parti Communiste) d’interdire la burqa. En effet, cela ne semble pas être conséquent, car depuis 2004, les voiles hijab sont interdites dans les écoles nationales.
Position de Gouvernement
Le Président a précisé devant le Congrès que la burqa est un signe de l’oppression de la femme musulmane et qu’à ce titre elle offense les valeurs républicaines. Par conséquent, M. Sarkozy dit que «la burqa n'est pas la bienvenue sur le territoire de la République française». En plus, Monsieur le Président ajoute que c’est inacceptable que les femmes musulmanes soient dépouillés de leur identité et leur vie sociale par ce vêtement. Il a souligné que le gouvernement ne considère pas la burqa comme un signe réligeux.
Un morceau de tissu qui fait parler de lui
Qu’est-ce que la burqa ? C’est un vêtement qui cache tout le corps, même le visage et qui laisse seulement une grille pour une vision réduite. Il y a encore un autre type de voile musulman, le Nijab qui permet de voir les yeux. Le Tchador cache le corps mais pas la visage et le Hijab couvre seulement les cheveux. En 2004, le Hijab était la pierre d’achoppement d’une dispute sur la tolérance de la République envers l’Islam et le droit de porter des signes réligieux en public, notamment à l’école. Alors, le résultat de cette rencontre entre l’Hexagone et l’Orient était le bannissement du Hijab des toutes écoles nationales.
La politique française fait-elle deux poids deux mesures ?
2004, le plus petit tissu du Hijab est considéré comme un signe religieux, 2009, le plus grand tissu de la burqa est une question de la libérte de femmes musulmanes. La laïcité, la liberté, bien sûr, ce sont des valeurs de la France, l’héritage de la Révolution, alors de ce point de vue la proposition de politiciens contre la burqa est justifiée. De plus, la burqa n’est pas mentionnée dans le Coran comme moyen de cacher le corps, néanmoins elle est la conséquence de l’exigence du Coran que les hommes et les femmes musulmanes doivent s’habiller de manière modeste en public. Dans cette optique-là, la politique est sur la ligne rouge. Comme il manque une solide preuve que le tissu d’agitation est vraiment un signe religieux, il faut recourir à une autre valeur très républicaine qui est violée par la burqa : la liberté.
Les politiciens français en « mission freedom », the American Spirit
Cela tombe bien. Personne ne peut être contre la liberté, même pas les femmes musulmanes. Tout le monde souhaite être libre ! Non, ce n’est pas du cynisme, mais c’est déconcernant que Kaercher-Sarkozy parle d’assurer la liberté des femmes d’une culture qu’il ne connaît certainement pas, qui ne l’intéresse certainement pas – ou juste lorsqu’il est possible de gagner le soutien d’électeurs conservateurs en satisfaisant leur désir de réduire l’influence de l’Islam.
Ca serait bien si c’était aussi facile – interdiction de la burqa, la libération des femmes musulmanes. Ce qu’il faut considérer, c’est que la burqa est portée en public, donc elle permet les femmes de bouger, suivre des cours, rencontrer d’autres femmes. Bien qu’il soit difficile d’accepter le violage complet des femmes, sans burqa, elles sont obligées de rester à la maison. Cela veut dire qu’on dérobe aux femmes leur identité et qu’elles restent sans vie sociale, mais c’est ce que vous voulez prévenir, Monsieur Sarkozy. Réfléchissez-y !
Par S. W.
Sources :
http://www.spiegel.de/politik/ausland/0,1518,631883,00.html
http://en.wikipedia.org/wiki/Burqa
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